Sections de grumes de pin marquées FLM à la peinture verte

Ce que valent vos bois, et pourquoi seule une visite peut le dire

Vous vous demandez ce que valent vos arbres. C'est la première question que se posent les propriétaires qui nous appellent, et la plus légitime : un bois se vend une fois tous les dix ou quinze ans, et personne ne fait ça assez souvent pour être à l'aise.

Cette page explique ce qui fait réellement la valeur d'un bois sur pied, pourquoi aucun chiffre trouvé en ligne ne vaut pour votre parcelle, et ce qu'il faut éviter quand on vend.

La valeur d'un bois sur pied dépend de cinq choses : l'essence, la qualité des arbres, leur grosseur, l'accès à la parcelle et le marché du moment. À grosseur égale, un chêne peut valoir de 1 à plus de 7 selon sa qualité, d'après le Centre national de la propriété forestière. C'est pourquoi aucun prix général ne vaut pour une parcelle précise : il faut voir les arbres.

Il n'existe pas de prix unique du bois sur pied

Deux parcelles de chêne d'un hectare, dans le même département, peuvent avoir des valeurs sans aucun rapport. Ce n'est pas une façon d'éviter la question : c'est la question.

Ce qui fait l'écart :

La qualité des arbres. À grosseur égale, un chêne sur pied peut valoir de 1 à plus de 7 selon qu'il part en charpente ou en tranchage, d'après le Centre national de la propriété forestière. Le tri fait la valeur. La grosseur moyenne. À volume égal, de gros bois valent plus : ils coûtent moins cher à exploiter et ouvrent des débouchés fermés aux petits bois. L'essence. Un peuplier, un douglas et un merisier ne s'adressent pas aux mêmes industries. L'accès. Une place de dépôt, un chemin praticable en hiver, une distance de débardage courte : tout cela compte. Le marché du moment. Les débouchés bougent, en France et à l'export. Nous revendons chaque année plus de 250 000 m³ à des scieries et à des industriels : nous savons ce que vos bois valent aujourd'hui, pas l'an dernier.

C'est pour cette raison que la visite est gratuite chez nous : c'est le seul moyen de vous faire une offre qui corresponde à vos arbres.

Pourquoi un prix à l'hectare ne veut pas dire grand-chose

C'est la façon la plus courante de poser la question, et c'est celle qui trompe le plus.

Un hectare n'est qu'une surface. Ce qui se vend, c'est le bois qui pousse dessus, et sa qualité. Entre un taillis de châtaignier et une futaie de chêne mûre, sur la même surface, il n'y a ni le même volume, ni la même valeur.

Ce que nous regardons sur le terrain :

Le volume de bois, essence par essence
La qualité des arbres : ce qui partira en tranchage, en sciage, en industrie
Leur grosseur moyenne
Les conditions d'exploitation : accès, portance des sols, distance de débardage

Ces quatre éléments font la valeur. La surface, seule, n'en dit rien.

Vous pensez vendre la forêt avec son terrain ? C'est un autre marché, celui des Safer et des notaires. Nous achetons les arbres, le terrain reste à vous.

Vous avez vu des prix au m³ sur Internet ?

Chaque année, l'interprofession publie des prix moyens du bois sur pied. Ils sont sérieux, mais ils ne parlent pas de votre parcelle :

Ils viennent de ventes aux enchères de bois d'œuvre de qualité, les plus belles tiges, mises en concurrence entre acheteurs. Une coupe ordinaire mélange du bois d'œuvre, du bois d'industrie et du bois de chauffage, qui n'ont pas la même valeur. Ils ne tiennent compte ni de l'accès à votre parcelle, ni du coût de l'exploitation.

Ces moyennes disent si l'année est bonne pour une essence, pas ce que valent vos arbres. Les prix du bois scié, des planches ou du parquet, eux, n'ont aucun rapport avec un arbre sur pied.

Vous avez une essence en particulier ?

Chaque essence a ses débouchés et son âge de récolte. Pour le chêne et le pin maritime, nous détaillons ce qui fait leur valeur et ce que nous achetons. Nous achetons aussi le douglas, le peuplier, le châtaignier et le frêne.

Trois erreurs qui coûtent cher aux propriétaires

Vendre dans l'urgence. Un bois vendu parce qu'il faut de la trésorerie avant la fin du mois se vend dans de moins bonnes conditions. Quand c'est possible, anticiper de quelques mois change tout.

Laisser passer la maturité. Un arbre qui dépasse son âge d'exploitation ne prend plus de valeur : il commence à en perdre, et les défauts s'installent. C'est particulièrement vrai du peuplier.

Vendre sans contrat écrit. Le contrat fixe ce qui est coupé, ce qui ne l'est pas, les délais, l'état de restitution et les modalités de paiement. Une vente de bois sans écrit expose le propriétaire, pas l'acheteur.

Questions fréquentes

Vous voulez savoir ce que valent vos bois ?

Une visite sur votre parcelle, puis une offre écrite. C'est gratuit et vous n'êtes engagé à rien.